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Natures Paul Keirn NATURES, SCIENCE & TRADITIONS, CONSOMMATION & SANTÉ

Gilets jaunes - JOUR 30 : La politique, c'est la gestion de la cité, la prise en main de nos vies

17 Décembre 2018 , Rédigé par Paul KEIRN Publié dans #INDIGNé(e)S, #Macron

Gilets jaunes - JOUR 30 : La politique, c'est la gestion de la cité, la prise en main de nos vies

La politique ! "On est apolitique" disent pas mal de Gilets jaunes. Sans doute, veulent-ils dire "on ne fait pas de politique au sens des partis politiques", autrement appelée "politique politicienne". Car toutes les revendications que nous formulons relèvent de la politique, au sens propre du terme "polis" en grec, qui signifie la ville. La politique c'est la gestion de la cité, de la ville, de la région, du pays. Je pense qu'il fallait le rappeler. On fait tous de la politique.

Que voit-on en ce jour 30 du mouvement ?

Les chaînes télé d'infos en direct se gargarisent du "repli", de "l'affaiblissement du mouvement". Mais le combat continue pourtant partout, même si les effectifs s'amenuisent un peu, avec la rigueur de l'hiver et l'approche des fêtes. 

Rien n'a été acquis, sauf un coup de frein sur les nouvelles taxes qui allaient accroître encore le fardeau qu'on nous fait subir. Et certains appellent à l'évacuation des ronds-points ! Les GJ sont prêt à rejoindre des terrains privés.
D'autres, sont prêts à vendre chèrement leurs positions. On attend !

Un accent est porté sur le RIC, le référendum d'initiative citoyenne. Un sujet pas facile, sûrement à double tranchant. Mais l'idée est là : reprendre en main la conduite de nos vies, être les acteurs de nos vies et plus de passifs moutons.

Les policiers quant à eux lancent leur "Acte 1" au 1er janvier 2019. C'est ce qu'a annoncé Linda Kebbab, déléguée nationale SGP-FO (voir le lien vidéo après l'image ci-dessous). Une demi surprise quand on sait que 27 millions d'heures supplémentaires restent impayées !...

https://www.fdesouche.com/1126885-linda-kebbab-unite-sgp-police-lacte-1-des-policiers-se-prepare

Anecdotique - et à vérifier - un spécialiste de l'eau explique qu'on paie trois fois la taxe d'assainissement : sur le mètre cube consommé, sur la taxe d'habitation et sur les impôts locaux. Je vais tenter d'explorer mes documents administratifs.
Faites de même. Si cela se confirme, cela rentre dans l'insondable mépris dont nous sommes tous l'objet.

Plus grave et plus discret, l'augmentation exceptionnelle des taxes sur les mutuelles imposée par l'Etat en 2019 : 40% d'augmentation !!! Je laisse la plume à Yann Quercia et Alexandre Poussart, de PublicSenat

Source : https://www.publicsenat.fr/article/parlementaire/le-senat-augmente-une-taxe-sur-les-mutuelles-de-40-135464

"Le Sénat a voté la hausse de 40% de la contribution exceptionnelle des mutuelles pour l’année 2019, mercredi soir lors de l’examen du budget de la Sécurité sociale. Cette hausse représente un coût de plus d’1 milliard d’euros pour les complémentaires.

C’est une autre taxe qui pourrait faire du bruit. Mercredi soir lors de l’examen du budget de la Sécurité sociale, les sénateurs ont voté un amendement prévoyant la hausse provisoire de 40% de la taxe de solidarité additionnelle (TSA) de solidarité des mutuelles, pour l’année 2019. Cette taxe de solidarité additionnelle a pour but de garantir l’équilibre des comptes de la Sécurité sociale.  

Le gouvernement défavorable à cette hausse exceptionnelle
La ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, s’est montrée défavorable à cette hausse car elle ne veut pas assommer les mutuelles : « Votre amendement augmente le taux de la TSA pour 2019 de 13 à 18 %, ce qui représente 1,5 milliard d'euros. Le reste à charge zéro suscite déjà bien des débats, pour 250 millions d'euros... Avis défavorable. » Agnès Buzyn avait déjà assuré, la semaine dernière, que les mutuelles s’étaient engagées à ne pas répercuter le coût de la réforme du reste à charge zéro pour des frais auditifs, optiques et dentaire, sur le prix des complémentaires.

« Cette hausse brutale va se répercuter sur les assurés » selon Agnès Buzyn
Mais pour cette contribution exceptionnelle de la TSA votée par les sénateurs, la ministre confirme un effet sur les prix des mutuelles : « Une taxation brutale va se reporter sur les assurés. Pour un retraité qui paie 120 euros par mois, le passage à 18 % représenterait un coût de 70 euros à l'année. Privilégions la négociation et la confiance dans la capacité de ces organismes à tenir leurs engagements. » 

Pour Jean-Martin Cohen Solal, délégué général de la Mutualité Française, cette hausse de taxe va se répercuter sur les assurés : « Nous sommes prêts à lisser l’effet du zéro reste à charge sur trois ans mais une hausse de la taxe de solidarité additionnelle va se répercuter automatiquement sur les prix des complémentaires. »

Le Sénat en appelle à « l’engagement citoyen des mutuelles »
Jean-Marie Vanlerenberghe, sénateur centriste et rapporteur général de la commission des Affaires sociales, contredit le chiffre de 1,5 milliard évoqué par le gouvernement : « Nous estimons plutôt la hausse à 1 milliard d'euros. Quand on sait que les complémentaires recueillent 36 milliards d'euros et qu'elles ont des frais de gestion de 20 à 25 %, on ne peut pas ne pas les solliciter. J'en appelle à l'engagement citoyen et responsable de ces organismes et nous sommes prêts à en discuter avec eux.
»

Autant dire que le prix des mutuelles santé va bondir malgré l'appel à un "comportement citoyen" de la part des mutuelles.

ET TOUJOURS...

RIEN sur la baisse des taxes sur les carburants (la non-augmentation au 1er janvier n’est pas une baisse). Il faut revenir sur ce combat qui de toute façon renaîtra avec la première forte hausse du prix du baril de brut.

RIEN sur la réindexation des pensions de retraite sur l’inflation. Même si l’on sait que l’inflation légale (calculée par l’Insee) est fausse. 

RIEN sur le calcul secret* de l’inflation par l’Insee, à la botte de l’État, qui minimise l’inflation pour ne pas augmenter le Smic, les allocations chômages et les retraites (augmentations automatiques calculées sur la base de l’inflation)
L’inflation est plus proche de 3,5 % que de 2,3 %, quand l’Insee valorise à 6 % le coût du logement dans le panier de la ménagère, quand l’ordinateur vaut 50 €, les loyers des locataires entre 15 et 20% et que les remboursements de prêts ne sont pas inclus dans le calcul du coût de la vie ! On se fout de notre gueule !
*(les pondérations sur les 1000 articles du "panier de la ménagère" ne sont pas accessibles)
Lire ceci ce document officiel qui le reconnaît :  https://urlz.fr/8snY

RIEN sur l’ISF, le rétablissement de l’impôt sur la fortune.

RIEN sur une augmentation de la taxe sur les transactions boursières (vote de refus de l’augmenter en date du 20 octobre 2018).

RIEN pour forcer les GAFA (Google, Apple, Facebook , Amazon) à payer l’impôt en France

RIEN sur l’ « exit tax », à la suite du vote sénatorial, une heure avec le discours de Macron

RIEN sur la taxation du kérosène.

RIEN sur l’évasion fiscale.

RIEN sur la diminution de la CICE, ce cadeau de 40 milliards d’Euros aux plus grosses entreprises

RIEN sur le référendum d’initiative citoyenne

RIEN sur la proportionnelle intégrale à l’Assemblée nationale, afin qu’elle soit une photo de l’opinion.

RIEN sur les pensions d'invalidité : les pensions d’invalidité et les rentes accidents du travail – maladies professionnelles n’augmenteront que de 0,3 % en 2019 et 2020. Bien moins vite que la hausse des prix : 2,3 % théoriques
.
RIEN pour les ambulanciers : désormais, depuis le 1er octobre 2018, hôpitaux et cliniques choisissent leurs ambulances par appel d’offres, à la place des patients, et en assument directement le coût. Les grands groupes cassent les prix et ruinent les artisans ambulanciers ou les petites structures.

RIEN sur l'augmentation du nombre de tranches des impôts pour le rendre plus juste

RIEN sur le point d'indice, étalon des salaires des fonctionnaires qui restera lui gelé en 2019. un point d'indice qui n'a été relevé que de 0,6% en dix ans ! Avec l'inflation, bonjour la perte de pouvoir d'achat !

RIEN sur les niches fiscales : "le montant des niches fiscales a atteint 100,4 milliards d'euros cette année, soit environ 4,4% du PIB, d'après une note de Bercy dévoilée par Les Echos ce lundi 1er octobre". source : boursorama.com - 18 octobre 2018 - https://urlz.fr/8soD

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