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Natures Paul Keirn NATURES, SCIENCE & TRADITIONS, CONSOMMATION & SANTÉ

Gilets jaunes - JOUR 64 : Nous ne soumettons pas des idées : nous exigeons des changements.

21 Janvier 2019 , Rédigé par Paul KEIRN Publié dans #INDIGNé(e)S, #Macron

Gilets jaunes - JOUR 64 : Nous ne soumettons pas des idées : nous exigeons des changements.

Nous ne soumettons pas des idées : nous exigeons des changements.

Le Grand déblabla

Nous avons gagné l’acte 10 en encadrant mieux les manifestations. De son côté, Macron peine à convaincre : des maires choisis ! Sélectionné par le préfet (René REVOL un peu partout et sur https://www.facebook.com/paul.keirn) ! Un one man show piloté par des ministres ! Où les maires ne reflètent que bien peu les doléances des ronds-points ! Où Macron en campagne électorale, se dévoilant malgré lui tout au long de sa diarrhée verbale, explique qu’il ne changera pas de cap, qu’il ne « détricotera rien », que toutes les questions sont possibles, libres, ouvertes, mais qu’il n’en fera finalement qu’à sa tête, dans un « jeu » où lui seul fait les règles !

 

En même temps de droite et de droite

Pire : avec un léger changement de cap à droite, histoire de capter l’attention des Républicains de Wauquier en vue des élections (allusion au thème de l’immigration). Oui, une mascarade. Une mascarade à laquelle je participe ne serait-ce que pour mettre en évidence qu’il nous refait le coup de la loi travail. Qu’il nous ment, comme il a menti lors de sa compagne présidentielle sur les retraites (https://www.youtube.com/watch?v=8jeJfrl2jpA)

 

De gré ou de force

Où va-t-on ? Nous sommes peut-être des « riens » à ses yeux mais il fait l’erreur de nous sous-estimer : nous ne croyons pas un instant qu’il traduira en acte, en nouvelles lois ou décrets, les changements que nous exigeons. Car ne l’oublions jamais, nous ne soumettons pas des idées comme on tente désormais partout de le faire croire : nous exigeons ces changements, nous exigeons un pouvoir d’achat décent et durable, nous exigeons un droit de regard sur la démocratie et ses élus. Sans doute ne l’a-t-il pas compris ou fait-il semblant de ne pas entendre. Nous les arracherons tôt ou tard, de gré ou de force. A lui de choisir la voie de la paix ou de force par l’invincible résistance citoyenne.

 

57 milliards créés par notre travail !

Il est de plus en plus évident qu’il ne lâchera que des miettes. Nous aurons le 80 Kmh, mais pas partout. Nous aurons un RIC au rabais. Toujours tout pour diviser. Sans jamais changer la structure sociale, sans aller chercher l’argent là où il est : dans les poches des 40 voleurs du CAC. Ceux-là même qui, on vient de l’apprendre, ont distribué 57 milliards d’Euros de dividendes à leurs actionnaires. Ces 57 milliards, ils viennent d’où ? De notre travail, évidemment. C’est cela l’exploitation de notre vie, l’esclavage du salariat. Et l’on s’étonne que le gâteau-budget de tout ce que l’on paie soit si petit. A quoi bon un Grand débat pour revoir la taille des portions, peler Jacques pour greffer Paul, alors que c’est le diamètre du gâteau qu’il faut augmenter.

 

Pour des cotisations patronales variables

Une revendication à faire passer serait celle de cotisations patronales variables, comme l’impôt sur le revenu. Avec des tranches progressives, non pas en fonction du salaire, mais des bénéfices. Pour une activité naissante, un jeune commerçant ou artisan, un microentrepreneur, une start-up, les cotisations patronales seraient très faibles et permettraient l’embauche. Les sociétés du CAC 40 (avec une capacité informatique, un THF, « transactions à haute fréquence » de 79000 transactions par seconde - https://urlz.fr/8GTs) ou du SBF 120 pour leur part atteindraient des tranches très élevées. Ce seraient évidemment mieux que d’engraisser les fonds de pension des branleurs en transat des Caraïbes. Ceux qui réinvestissent dans la pierre avec notre argent et font grimper en flèche nos loyers. On marche sur le tête !

 

Salaire ? Juste de quoi continuer à être exploité.

Le salaire est le minimum nécessaire pour reconstituer la force de travail et maintenir un semblant de moral chez les troupes salariales (allez ! Une croisière dans un HLM des mers tous les dix ans). Le salaire : juste de quoi avoir un toit sur la tête (et pas toujours), de quoi manger (et pas toujours à notre faim) la merde des grandes surfaces créée par des exploités d’ailleurs. Juste de quoi prendre des tranquillisants, des somnifères ou des anti-dépresseurs (ou les trois) achetés chez les dealers d’État (médecins, pharmaciens, buralistes pour le tabac) qui permettent de tenir (et parfois pas). Ou du hasch ou de la Met chez les dealers « pas d’état » (les drogues vont être intégrées à hauteur de 0,1% du PIB en mai 2019 : https://urlz.fr/8GQq – Voyez qu’il y a de la croissance !). Des médicaments que nous payons avec notre argent dans les cotisations salariales (la part du « brut ») et des cotisations patronales arrachées au cours décennies de luttes sociales (N’oublions jamais que la part du « brut » et du « brut chargé » font partie de notre salaire et les rogner, c’est se tirer une balle dans le pied). Avec en plus la quasi-obligation de souscrire (ou pas) à une mutuelle à un prix exorbitant et croissant . Tout cela pour aller mourir d’attendre aux « urgences ».

C’est injuste. D’une injustice insupportable. Nous ne le supporterons pas plus longtemps.

 

Injustices et violences

Mais la justice sous l’ère macronienne est à géométrie variable : c’est Benalla qui continue de se balader, sans même être inculpé de coups et blessures, pendant que Drouet séjourne derrière les barreaux pour avoir posé une bougie (CQFD). A l’Intérieur, c’est Castaner dans le maintien de l’ordre qui autorise les fusils d’assaut à balles réelles pour quelques CRS lors de l’Acte 9 (http://www.wikistrike.com/2019/01/officiel-les-gilets-jaunes-sont-des-terroristes-les-tirs-a-balles-reelles-acceptes.html). Ce sont les GAFA avec qui l’on négocie, histoire de dire qu’ils paient quelque chose, mais loin de l’impôt réel sur les sociétés. Ce sont les 80 milliards des « optimiseurs fiscaux » qui l’on cherche mollement.

 

Est-ce cela vivre ?

N’est-ce pas de cette forme de survie, cette précarité, dont nous ne voulons plus ?

Plus jamais !

C’est bien pour ça que nos revendications, nous les arracherons tôt ou tard, de gré ou de force.

 

 

 

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