Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Natures Paul Keirn NATURES, SCIENCE & TRADITIONS, CONSOMMATION & SANTÉ

Gilets jaunes - JOUR 86 : Macron continue dans la voie de l'appauvrissement

11 Février 2019 , Rédigé par Paul KEIRN Publié dans #INDIGNé(e)S, #Macron

Gilets jaunes - JOUR 86 : Macron continue dans la voie de l'appauvrissement

LA CINQUIÈME TABLE !

L’organisation made in Macron du « Grand débat national formaté » est astucieuse. On rassemble les français autour de quatre tables. Vous avez la table de « La fiscalité et des dépenses publiques »,

Celle de « La démocratie et de la citoyenneté ». Une troisième nommée « L’organisation de l’État et des services publics » sans oublier celle de « La transition écologique ». Mais il en manque une !

 

Et pour cause ! C’est celle dont Macron ne veut surtout pas. Celle qu’il se refuse même à envisager. Celle qui est la clé de tout le mouvement des Gilets jaunes et plus généralement des français plongés dans la précarité : la table des « Recettes de l’État ». Car c’est elle qui détermine le contenu possible des quatre autres. Les quatre autres ne qu’à des affectation de dépenses (sauf le RIC). Parler des recettes de l’État c’est réfléchir à la masse de l’argent que l’État se propose de collecter pour établir annuellement le projet de loi de finances qui aboutit au budget.

 

Et le budget, c’est se poser la question « où va-t-on trouver l’argent » ? Où va-t-on le chercher ?

Vous voulez 120 millions d’Euros de plus, par exemple ? Ce n’est pas difficile : il suffit de prélever 1 centime d’Euro sur les 12 milliards de transaction par carte bancaire et par an. Il suffit de faire ce choix. Point. Mieux : vous voulez 100 milliards : ici aussi l’État peut prélever 1 centime par transaction boursière. Faites le calcul ! Une manière d’augmenter la très restreinte TTF, la taxe sur les transactions financières. Ce qu’ont refusé - sur ordre - les députes LREM le 20 octobre 2018. Un bel exemple des réticences qui apparaissent dès qu’il s’agit de toucher à l’argent des plus riches ! L’argent est là mais il y a partout des fuites vers les poches du capitalisme financier, fonds de pension et de ceux qui ont atteint le seuil au-delà duquel on peut s’enrichir en dormant. Une ponction sur les 57 milliards de dividendes ? Une réduction du CICE, récemment transformé pour ne pas apparaître comme un cadeau. Le retour de l’ISF, évidemment ! L’argent est partout et en quantité. C’est le fruit détourné de notre travail, l’exploitation.

 

Dans son grand débat Macron part du budget établi et c’est fini : on se retrouve dans un jeu de vases communicants : si on prend ici, on retire là, comme on dit on déshabille Paul pour habiller Jacques. Et toute la ribambelle de freluquets et de petites bourgeoises de LREM vient ânnoner laborieusement sur les plateaux télé la récitation apprise la veille : « on ne peut pas augmenter les dépenses publiques et réduire les impôts ».

 

CASTANER LE BOUCHER, MINISTRE DES YEUX CREVÉS

 

Ah c’est qu’elle est belle la brochette de besogneux « légitimes », comme ils se plaisent à le rappeler sans cesse pour s’en convaincre ! Ils sont seulement légitimes du système des urnes où le vote blanc ne peut en invalider le résultat et surtout représentatifs des ultra-riches qui les ont financés et mis sur pied. Mais pas représentatifs du peuple qu’ils ont la prétention de guider, alors qu’il l’assoiffe jusqu’à la révolte. Avec Castaner le boucher, ministre des yeux crevés ; Darmanin, le Tintin de Bercy moulé à l’économétrie ; Griveaux le clown menteur, qui vient faire son numéro de perroquet soucieux ; Ferrand le rance, qui pue la IVe république. Sans oublier Le Gendre, le grandiose idiot du village (« Nous avons été trop intelligents, trop subtils »).

Et à la tête de tout ça, Macron le menteur. Un beau parleur autoritaire, arrogant, méprisant, sur une face et sur l’autre face, un valet à la botte des 40 voleurs du CAC, qui lui prêtent vie. Voilà ce que sont nos ennemis et c’est bien pour ça que nous ne les lâcherons pas jusqu’à temps qu’ils cèdent, car ils sont médiocres (l’absence de résultats de Macron est pointée par le rapport de la Cour des comptes) et leurs buts sont d’une transparence indécente : soutenir l’enrichissement des plus riches. Ne vous en faites pas, à l’instar de Boris Vian, on ira cracher sur vos tombes.

 

RASSEMBLEMENT SUR LES DÉNOMINATEURS COMMUNS

Ces dix derniers jours on a eu le spectacle de la division en courants parmi les Gilets jaunes. La Zizanie s’enchantent les chaînes de télé d’ « information ». Jamais plus qu’aujourd’hui la charge a été lourde contre les Gilets jaunes. Une présentatrice s’interroge sans sourciller «Mais que va-t-il se passer à la suite des déprédations des Gilets jaunes », comme s’il était avéré que les gilets jaunes soient responsables ! Monstrueux ! Les courants ont toujours été là, depuis les ronds points, où co-existaient des gens d’extrême droite, de droite, de gauche, d’extrême gauche et des « qui se croient apolitiques ».

Le ciment de l’union des ronds-points c’est la révolte contre l’injustice. La révolte contre des conditions de vie qui ressemblent davantage à de la survie qu’à autre chose. Et donc le pouvoir d’achat. Et donc la volonté de reprendre en main le cours de notre vie et de celle de nos enfants en ayant un pouvoir de contrôle (RIC) sur celles et ceux qui nous représentent. Qui eux aussi doivent abandonner des privilèges d’un autre temps. Mais pour faire tout cela il faut la « cinquième table » : le débat autour des recettes de l’État ! Il nous faut rester sur ce qu’il y a de commun entre tous les courants et ne rien lâcher.

Le pouvoir d’achat va encore baisser, contrairement à ce qu’affirment les commentateurs à la botte de Macron : 5 à 10 % sur les produits des grandes surfaces de vente. Et les autoroutes. Et le gaz et l’électricité et les mutuelles santé. Et Macron continue de privilégier les grands groupes : en leur accordant des plates-formes Auto Ecole, ruinant les plus petits. Et Macron va transformer les pions en enseignant « pour leur donner la vocation », mais surtout pour ne pas embaucher de profs. Macron joue les danseurs mondain devant les maires, les « enfants » (élus des îles), les étudiants, mais continue d’appauvrir la masse.

 

Partager cet article
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article