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Natures Paul Keirn NATURES, SCIENCE & TRADITIONS, CONSOMMATION & SANTÉ

FUKUSHIMA - 15 avril 2011 - Quoi de neuf N°22 - Dernières nouvelles - NATURE(S)

15 Avril 2011 , Rédigé par Paul Keirn Publié dans #ENVIRONNEMENT MONDIAL

Quoi de neuf N°22 - Natures paul keirnFUKUSHIMA suivi de l'information - News on line

 

nuage radioactif 

 Clic ! Suivi de l'actualité de la catastrophe de FUKUSHIMA en DIRECT (optimisé Firefox, Chrome, Opera)

 

MISE A JOUR DE 10H00 ___________________________

TENDANCE : LA SITUATION SE DETERIORE

A quelle nouvelle séquence allons-nous assister aujourd'hui ? distinguons bien le "coup de projecteur" d'un côté et les conséquencces à long terme de l'autre. C'est l'objet de l'article jour. Le coup de projecteur, c'est la fission incontrôlable du réacteur N°4, gravissime ; le long terme c'est, nous le verrons pour la France, le risque de banalisation d'une pollution radioactive insidieuse de l'environnement, avec ce que cela suppose de "cancers" en plus. Cancer étant pris ici comme terme générique de toutes les maladies dues à la radioactivité. Commençons par l'actu :

La première info du jour est la "reprise de criticité" dans le réacteur N°4 de la centrale de Fukushima. Il s'agit de la fission de l'atome qui reprend spontanément quand une masse suffisante de combustible est rassemblée. Mais contrairement au principe d'une centrale nucléaire, la fission controlée (1 désintégration à la fois), cette fois la fission est incontrôlée. Ce qui peut entraîner, si la réaction s'emballe vraiment, un dégagement de chaleur et donc un jaillissement de vapeur et de composants radioactifs énormes. 

Dominique LEGLU, directrice de la rédaction de Science & Avenir, rapporte les éléments qui justifient ce nouvel épisode dramatique :

Rappelons que le Becquerel, noté Bq correspond au nombre de désintégrations par seconde. On mesure ces Bq par kilo de matière, par litre, par mètre cube, etc., notés Bq/k, Bq/l, Bq/m3
extrait : 

"FUKUSHIMA (suite 32) NOUVEAU DANGER. Des réactions de fission dans la piscine n°4

Attention, danger ! C’est vers la piscine de l’unité n°4 de Fukushima que les regards convergent aujourd’hui avec une nouvelle inquiétude. S’y déroulent des réactions en chaîne dégageant  une très forte radioactivité ! Des niveaux “100 000 fois supérieurs à la normale”, selon l’agence de sûreté nucléaire japonaise NISA. C’est ce que l’on peut comprendre après l’annonce postée ce 14 avril sur son site (1) par l’opérateur TEPCO de la centrale de Fukushima.

Ces résultats, obtenus le 13 avril et annoncés ce 14 avril montrent que, outre du césium 137 et du césium 134 découverts dans cette eau, de l’iode 131 y a été retrouvé. Or l’iode 131, rappelons-le, a une demi-vie de 8 jours seulement. Autrement dit, si on le retrouve en quantité – ce qui est le cas, 220 000 Bq/litre – cela signifie qu’il a été créé depuis peu de temps (à noter qu’une mesure dans cette même piscine faite le 4 mars, c’est-à-dire avant le démarrage des événements catastrophiques, n’en avait pas détecté). Et s’il a été créé depuis peu de temps, cela signifie que des réactions de fission ont lieu dans le combustible qui est entreposé."

Lire l'article complet 

LES CONSEQUENCES

Deux analyses constituent les premiers documents du jour. Pour bien les comprendre, il faut garder à l'esprit les quantités de radioactivité actuellement "admissibles" légalement (ce sont les références de le CEE, cela ne signifie évidemment pas qu'elles soient suffisamment basses)

Alimentation Radioactivité niveaux admissibles 
Cliquer pour agrandir

Sachant cela, voyons ce qui se passe actuellement au Japon, puis en France.

 
AU JAPON

LES ANALYSES DE LA CRIIRAD - L'ALIMENTATION AU JAPON

criirad villes testées 
Les zones dans lesquelles ont été testés les aliments et notamment les épinards.

criirad épinard 01 
Cliquer pour agrandir
Les chiffres atteints sont énormes, plus de 10000 Bq/k ! 

"Dans le tableau ci-dessous, nous avons calculé, sur la base des coefficients de dose efficace reconnus au niveau international, l’activité d’iode 131 (en Bq) qui, si elle est ingérée, délivre à l’organisme une dose égale àla limite de dose maximum admissible de 1 mSv/an.

Les valeurs sont plus basses pour les enfants, notamment du fait des particularités anatomiques : une même activité ingérée délivre une dose supérieure étant donné que la dose correspond à l’énergie délivrée par unité de volume et que leurs organes sont plus petits. Il suffit qu’un enfant en bas âge ingère 5 000 Bq d’iode radioactif pour qu’il reçoive une dose de 1 mSv ; pour un adulte, la quantité nécessaire est 8 fois supérieure (45 500 Bq)."

Repas japonais irradié

Voir doc de la criirad

"Si une famille de la circonscription d’IBARAKI consomme des épinards à 15 000 Bq/kg, il suffira qu’un jeune enfant en ingère 370 g, un enfant de 10 ans un peu plus d’un kg et un adulte 3 kg pour atteindre en quelques repas, quelques jours la limite annuelle. Les niveaux de contamination conduisent au dépassement de la limite de 1 mSv/an. Les activités mesurées dans le lait et les épinards sont suffisamment élevées pour que l’ingestion de quantités limitées de produits conduise au dépassement de la limite de dose maximum admissible de 1mSv/an (limite de dose pour la population).

Au passage, nous avons cette fois, pour cet élément radioactif, une correspondance Becquerel - Sievert. Ce que nous évoquions hier (deux variables déjà, la masse corporelle et la nature de la substance rdioactive)"

EN FRANCE
voyons maintenant ce qu'il en est en France. Les analyses réalisées par l'ACRO nous permettent de comprendre ce qui se passe

L'ACRO explique "Cette contamination, « aussi faible soit-elle actuellement », n’est « pas normale » et ne doit pas être banalisée. Le laboratoire rappelle en effet qu’avant la catastrophe de Fukushima, on ne trouvait ni iode 131 ni césium 137 dans l’herbe en France."

Selon les relevés effectués par l’ACRO, laboratoire indépendant sur la radioactivité et Greenpeace, de l’iode radioactif (131) est « toujours détecté dans le couvert végétal » en France, provenant des réacteurs nucléaires japonais accidentés de Fukushima. Toujours considérées sans risque pour la santé, les dernières valeurs relevées sont néanmoins « un peu plus fortes » affirme l’ACRO.

 L'ACRO ? Qui ? Quoi ? Où ?... 

Association pour le Contrôle de la Radioactivité dans l’Ouest  - ACRO -
ACRO et Greenpeace effectuent la collecte des échantillons selon une approche stricte et codifiée, pour permettre des analyses fiables, dans le respect des agréments dont dispose le laboratoire ACRO dans le domaine de la mesure de la radioactivité dans l’environnement. 

Entre le 31 mars et le 3 avril (2ème semaine), de l’iode radioactif (iode-131) est toujours détecté dans le couvert végétal ; il provient des réacteurs nucléaires accidentés de Fukushima . A la différence de la première semaine, d’une part, les valeurs relevées sont un peu plus fortes et, d’autre part, le nombre de sites où la  contamination radioactive est observée augmente. Ainsi, l’iode radioactif est détecté presque partout en France par notre laboratoire.

 

TAB 1

Avant la catastrophe, les éléments radioactifs restent non-décelables 

TAB 2

Début de la contamination

TAB 3

Deuxième relevé : une augmentation 

La plus forte valeur d’iode-131 mesurée dans le couvert végétal est de 14,1 Bq par kilogramme de matière fraiche (Bq/kg frais) dans le Puy de Dôme (63) le 3 avril dernier. Il est à noter que l’herbe prélevée à cet endroit était plus sèche que les autres échantillons, ce qui peut expliquer en partie cette valeur plus élevée qu’en d’autres points du territoire. Pour appréhender cette valeur, on peut utilement se référer au seuil de  référence de 100 Bq/kg pour l’iode-131 dans  les produits alimentaires fixé par le Codex Alimentarius, qui est le plus restrictif pour ce radioélément (voir encadré ci-dessous).  Durant cette seconde semaine, l’autre élément important est que du  césium-137 (radioactif) est également détecté dans le couvert végétal à des concentrations qui restent cependant faibles (inférieures à celles de l’iode-131). 

La plus forte valeur est observée dans la Gironde avec 2,2 Bq/kg frais. Généralement, la présence de césium-137 accompagne les valeurs  les plus fortes en iode-131. Très vraisemblablement, ce césium-137 proviendrait des réacteurs nucléaires accidentés de Fukushima (Japon). Il est important de noter que le laboratoire de l’ACRO, qui dirige les opérations de prélèvements, ne choisit pas les lieux pour stigmatiser des régions et des communes. Le maillage est défini de façon à obtenir une vision synthétique à l’échelle du territoire métropolitain, tenant compte de la localisation des ressources humaines disponibles et de l’impérieuse nécessité d’étudier des sites ouverts et dégagés de tout obstacle. Dès lors, un résultat obtenu dans un endroit donné renseigne sur la situation pour une portion du territoire métropolitain. Cette logique de prélèvements, de maillage, est usuelle dans les plans de surveillance.  Sur le terrain, des équipes de « préleveurs volontaires » issus des rangs des organisations non gouvernementales  

Ainsi, on est encore assez loin des doses non admissibles légalement, Mais...le cumul des doses est entamé. Pour combien de temps ?

A cela, s'ajoute le secret qui entoure les mesure. D'où l'importance des mesures indépendantes. Au niveau mondialla rétention d'information rime sans doute possible avec désinformation :

TOUJOURS LE SECRET 
Résumé : le seul organisme mondial capable de mesurer sur toute la Terre les radiations, le CTBTO, ne fournit pas d'informations. 

Alors que les masses d’air contaminé ont été détectées en Islande, en Suède, en Finlande et en Allemagne, la Criirad dénonce « les dissimulations » du Département de l’Energie des Etats-Unis. La commission réitère son appel à se mobiliser afin sur tous les résultats d’analyse du réseau du CTBTO soient rendus publics et dénonce les Etats qui s’y opposent, comme la France.
La Criirad demande la publication de l’intégralité des données de tous les laboratoires du réseau du CTBTO : résultats jour par jour, pour tous les radionucléides mesurés, pour toutes les stations de mesure, aux Etats-Unis comme dans les autres pays, et ce depuis le 10 mars 2011 afin de disposer de valeurs de référence.

Qu'est-ce que le CTBTO ? Explications :

L’Organisation du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (CTBTO, en anglais : Comprehensive Nuclear-Test-Ban Treaty Organization) a pour rôle de détecter toute explosion atomique sur la planète et d'en faire part aux pays signataires du contrat, pour prendre des mesures afin d'empêcher les puissances nucléaires actuelles de poursuivre leurs essais, et les Etats ne disposant pas de l'arme atomique de s'en doter.
Elle dispose d'instruments de mesure (sismographes, stations infrasounds, analyses de particules radioactives dans l'air) réparties sur toute la planète, envoyant les informations prélevées au siège de l'Organisation, à l'ONU à Vienne.

ASN
France/EPR : l'ASN soupçonne un quart d'accidents non déclaré sur le chantier
L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) en France enquête sur une sous-déclaration des accidents du travail sur le chantier du réacteur nucléaire EPR à Flamanville (ouest), qui pourrait être de l'ordre d'un accident sur quatre, a indiqué jeudi le gendarme nucléaire.

CONTAMINATION

RUSSIE
Des voitures radioactives saisies en Russie. Une cinquantaine de voitures japonaises radioactives ont été saisies ces dernières semaines en Extrême-Orient russe selon les douanes. Ces véhicules sont contaminés au césium 127 et à l'uranium 238 et leurs niveaux dépassent de 2 à 6 fois la norme. Dans l'attente d'une décision des autorités sanitaires, les voitures sont gardées à l'écart dans des parkings.

 

A SUIVRE...
 

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