Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Natures Paul Keirn NATURES, SCIENCE & TRADITIONS, CONSOMMATION & SANTÉ

Benalla espionnait-il les députés de...La République En Marche !

23 Juillet 2018 , Rédigé par Paul Keirn Publié dans #INDIGNé(e)S, #INDIGNÉ(E)S!

Benalla espionnait-il les députés de...La République En Marche !

Benalla espionnait-il les députés de...La République en Marche ! Telle est mon hypothèse au sujet de la présence de Benalla auprès des députés au sein même de l’Assemblée nationale.

On rirait de cette affaire MACRON-BENALLA si la démocratie n’était pas en cause. Mais elle l’est. D’autant que les parlementaires, députés et sénateurs, abordaient au moment de la révélation de cette affaire le thème de leur propre « réduction de 30 % ». Une annonce « pour voir les réactions » concoctée par le Premier Inutile, Édouard Philipe.

Je passe sur le récit des errances invraisemblables du Secrétariat général de l’Élysée, affirmant contre la flagrance de centaines de photos que Benalla, n’est plus jamais intervenu après les événements du 1er mai ! Puni qu’il était. Ahurissant !
Quand on pense que Macron a dû relire ce communiqué, on croît rêver ! On ne peut qu’invoquer l’impudence, le mépris sans borne du Prince, aujourd’hui péteux.

Je passe sur le permis de port d’arme refusé à Benalla...puis accordé malgré tout à ce violent gros bras. Par qui ? On le devine. Je passe sur sa voiture de fonction arborant des clignotants de Police. Sur son appartement de fonction dans les dépendances de l’Elysée.

Passons encore sur la fausse rétrogradation élyséenne du 3 mai, laissant à Benalla les poings aussi libres qu’avant. Ce qu’avait constaté Montebourg et l’avait conduit à le virer ce chauffeur trop musclé.

Je passe également sur son système de défense d’aujourd’hui invoquant l’article 73 du Code de procédure Pénal, selon lequel dans «les cas de crime ou de délit flagrant […] toute personne a qualité pour en appréhender l'auteur et le conduire devant l'officier de police judiciaire le plus proche».  N’y avait-il pas quelques OPJ, flics gradés, autour de M. Benalla lors de sa rixe ? Une bonne dizaine sans doute. Encore une défense courtelinesque.

Mais cette fois, ça ne passe pas :

Voilà qu’avant hier, vendredi 20 juillet 2018, on apprend en direct sur BFMTV de la bouche du député Marc Le FUR, que Benalla disposait du badge du plus haut niveau, niveau H, pour s’inviter à l’Assemblée nationale, y compris dans la zone « sacrée » de l’hémicycle ! Un badge qui venait de lui être retiré dans le cadre de la panique élyséenne.

Mon hypothèse à propos de sa présence auprès des députés est simple : il espionnait les députés de...La France en Marche.
A priori, comme pour le Watergate, qui a entraîné la destitution de Nixon pour avoir espionné, micro à l’appui, les Démocrates, on peut se dire, que Benalla espionnait l’opposition. Eh bien non : tout simplement parce qu’ il n’y a pas grand-chose, sinon rien, à espionner du côté de l’opposition.

En revanche, en ayant à l’esprit le vieil adage « on n’est jamais mieux trahi que par les siens », la seule crainte que peut avoir Macron au sein de l’hémicycle, ce sont d’éventuels « frondeurs » au sein de LREM. Ayant été au première loges à l’époque dévastatrice des frondeurs du parti socialiste, il en a gardé un vif souvenir.

Macron sait bien la grogne qui règne parmi ces députés sans expérience politique, à l’image de leur maître. Des députés godillots, naïfs aux grands pieds, qui suivent, avec l’autorisation de se taire, les diktats du Prince. Eux, jeunes idiots de village, qui croyaient qu’ils allaient être consultés ! Qu’une démocratie bien horizontale au sein de LREM leur permettrait d’être autre chose que des presse boutons mérinos. Alors, il faut un chien de garde pour ce troupeau. Qui de mieux que Benalla ? On le badge et on le lance. Cherche !

Se contentait-il, comme les Renseignements Généraux d’antan écoutaient la France profonde au comptoir des bistrots, de flairer l’humeur des députés LREM et de revenir vers son maître pour faire son rapport à 11H00, comme le faisaient les RG ? 

Allait il plus loin en plaçant un micro-émetteur sous la table de réunion des macroniens déçus et en écoutant les palabres aigries des moutons bafoués ? Reste donc à vérifier ses achats : il y a fort à parier qu’une fois encore le sentiment d’impunité soit tel qu’il aurait pu payer son matériel d’espionnage par chèque à son propre nom, face caméra !

Le macrongate ne fait que commencer…

Paul KEIRN
Journaliste
 

Partager cet article
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article