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Natures Paul Keirn NATURES, SCIENCE & TRADITIONS, CONSOMMATION & SANTÉ

Gilets jaunes - Jour 20 - 6 décembre 2018 : Pourquoi Macron choisit-il de défier le peuple ?

6 Décembre 2018 , Rédigé par Paul KEIRN

Gilets jaunes - Jour 20 - 6 décembre 2018 : Pourquoi Macron choisit-il de défier le peuple ?

Comment comprendre cet acharnement à ne rien vouloir céder ? Annuler une deuxième vague de taxes qui allaient plus encore nous enfoncer la tête sous l'eau n'est pas un recul. Rien de ce qui a fait naître la révolte des gilets jaunes n'a été supprimé. C'est cela l'entourloupe : nous faire croire à un recul.

La sagesse du Prince voudrait qu’il réponde vraiment aux aspirations de plusieurs dizaines de millions de personnes, représentées par des dizaines de milliers de gilets jaunes.

Annuler l’imposition scélérate des retraités, augmenter le Smic, rétablir l’ISF sont les trois décisions immédiates qui devraient être prises.

La nécessaire fin des violences passe par l'acception de ces trois points.
Alors on pourra se mettre à la table des négociations. 
Alors, le temps sera venu de négocier la vraie place du peuple à l'Assemblée nationale. Et sans doute les bases de la VIe république.

Mais le Prince est-il sage ? Non, mais il est encore temps d'éviter la violence

-o0o-

TELEVISIONS

Ce qui est spectaculaire augmente l’audience des chaînes, notamment des chaînes d’information en continu. Plus l’audience est importante, plus le prix de la pub augmente.

Donc, la violence rapporte de l’argent.
Ce qui est spectaculaire, le spectacle, est une marchandise comme une autre.

Le spectacle-marchandise valorise, donne une valeur, à la violence.

C’est bien triste, mais c’est ainsi.

-o0o-

Debout ! les damnés du rond-point
Debout ! les forçats de la taxe
Du Macron faisons table rase,
Nous sommes des « riens », soyons tout !

J'ai eu envie !

Les vraies paroles, celles d'Eugène Pottier, sont écrites en 1871 sont a l'époque chantées sur l'air de La Marseillaise 
musique de Pierre Degeyter en 1888

J'ai souligné les phrases qui m'ont touchées, d'autant qu'elles rappellent ce qui se passe aujourd'hui
Certaines sont frappantes !

Couplet 1 :
Debout ! les damnés de la terre !
Debout ! les forçats de la faim !
La raison tonne en son cratère,
C’est l’éruption de la fin.
Du passé faisons table rase,
Foule esclave, debout ! debout !
Le monde va changer de base :
Nous ne sommes rien, soyons tout !

Refrain : (2 fois sur deux airs différents)
C’est la lutte finale
Groupons-nous, et demain,
L’Internationale,
Sera le genre humain.

Couplet 2 :
Il n’est pas de sauveurs suprêmes,
Ni Dieu, ni César, ni tribun,
Producteurs sauvons-nous nous-mêmes !
Décrétons le salut commun !
Pour que le voleur rende gorge,

Pour tirer l’esprit du cachot,
Soufflons nous-mêmes notre forge,
Battons le fer quand il est chaud !

Refrain

Couplet 3 :
L’État comprime et la loi triche,
L’impôt saigne le malheureux ;
Nul devoir ne s’impose au riche,
Le droit du pauvre est un mot creux.

C’est assez languir en tutelle,
L’égalité veut d’autres lois :
« Pas de droits sans devoirs, dit-elle,
Égaux, pas de devoirs sans droits ! »

Refrain

Couplet 4 :
Hideux dans leur apothéose,
Les rois de la mine et du rail,
Ont-ils jamais fait autre chose,
Que dévaliser le travail ?

Dans les coffres-forts de la bande,
Ce qu’il a créé s’est fondu.
En décrétant qu’on le lui rende,
Le peuple ne veut que son dû.

Refrain

Couplet 5 :
Les Rois nous saoûlaient de fumées,
Paix entre nous, guerre aux tyrans !
Appliquons la grève aux armées,
Crosse en l’air et rompons les rangs !
S’ils s’obstinent, ces cannibales,
À faire de nous des héros,
Ils sauront bientôt que nos balles
Sont pour nos propres généraux.

Refrain

Couplet 6 :
Ouvriers, Paysans, nous sommes
Le grand parti des travailleurs ;
La terre n’appartient qu’aux hommes,
L'oisif ira loger ailleurs.
Combien de nos chairs se repaissent !
Mais si les corbeaux, les vautours,
Un de ces matins disparaissent,
Le soleil brillera toujours !

 

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