Partager l'article ! Le vinaigre des quatre voleurs - Peste de 1626 et AH1N1: Lors de la terrible épidémie de peste qui mortifia la ville de Toulouse ...
Lors de la terrible épidémie de peste
qui mortifia la ville de Toulouse entre 1626 et 1631, tuant 20% de la population, quatre voleurs eurent encore l'audace de détrousser les pestiférés morts ou mourants, et ce,
sans être eux-mêmes contaminés ! Ils entraient dans les maisons, là où personne n’osait s'avancer pour dépouiller les innombrables victimes de la peste.
D'où leur venait cette assurance ?
.
1626 - 1631, la plus meurtrière épidémie de peste à Toulouse au XVIIème siècle fait environ 10 000 morts sur un total de 50000
habitants. On compte plus de 5000 mendiants. L’augmentation considérable de la délinquance due à la pauvreté extrême met en danger l’ordre public. Cette
situation est la même dans toute la France. Une législation plus répressive est mise en place . Elle aboutit quelques années plus tard à la
politique de Grand Renfermement. 1628 n'est de plus pas clémente : «on meure autant de peste que de froid».
Beaucoup d’élites locales fuient, dont des médecins
Le 17 juin 1629, tous les malades soignés à l’Hôpital Saint-Sébastien des Pestiférés meurent par contagion. On en profite alors pour désinfecter les
locaux.
Un texte parfaitement lisible, si l'on identifie bien les "F sans barre" comme les "S" d'aujoud'hui.
C'est auffi fimple que ça !
Le corps médical de l'époque était aussi protégé que possible. Le "bec" était rempli de romarin, non pas pour combattre les microbes qui n'étaient pas encore identifiés comme tels, mais surtout
pour attenuer l'odeur, évidemment pestilencielle.
Armé de son bâton, le médecin pouvait accomplir sa lourde tâche. Mais au fait, quels étaient les remèdes proposés ? Les deux pages ci-dessous, écrites par un médecin de l'époque donnent plusieurs
solutions.
Les deux premières (ci-dessous) tiennent davantage du rouleau de printemps et du chapati que de remèdes sérieux. La troisième "recette", page 27, est plus dans la logique de la
connaissance des plantes.
Les connaissances médicales frisent le zéro absolu et paraissent inférieures
aux connaissances de la grèce antique. Il y a fort à parier que les savoir-faire populaires, tout emprunt qu'ils étaient de croyances baroques, étaient plus en phase avec la réalité.
C'est ce que tend à prouver l'affaire des quatre voleurs.
Ils sont arrêtés...
Il est ici question de la "Thériaque", remède important dont Wikipédia (la grande encyclopédie collaborative) parle :
"La thériaque (appelée θηριον par les Grecs) est un célèbre contrepoison décrit pour la première fois par Andromaque, médecin de Néron. Autre appellation : Mithridat, du Roi Mithridate qui s'en servait comme contrepoison.[1]
S'inspirant du contrepoison de Mithridate, Andromaque décrit en vers élégiaques un mélange de plus de cinquante drogues, plantes et autres ingrédients dont le castoréum, l'opium, la vipère et la scille. Au IIe siècle, le médecin grec Galien inventa la thériade, qui fut au contraire, le premier antidote contre les poisons à base de jus de pavot.
Reprenons la plume.
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