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Natures Paul Keirn NATURES, SCIENCE & TRADITIONS, CONSOMMATION & SANTÉ

"Penser global, agir local" + internet = agir global

10 Juin 2012 , Rédigé par Paul Keirn Publié dans #MIEUX CONSOMMER !

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La fracture entre les gouvernants et la population s'accroît chaque jour davantage : la france dérembourse les médicaments à base de plantes / de plus en plus de gens souhaitent connaître et utiliser les plantes pour prévenir les maladies et-ou se soigner ; peu de choses sont faites au niveau étatique pour améliorer la qualité de l'alimentation et ses additifs alimentaires / de plus en plus de gens cultivent des carrés de jardin pour manger sans pesticides. Les gouvernants semblent bien mous à l'égard de l'exploitation du gaz de schiste / de plus en plus de gens, de droite comme de gauche sont localement prêts à en découdre pour protéger leurs terroirs, leurs nappes phréatiques, leur santé. Le maillage associatif se densifie peu à peu et trouve en renfort internet : le net change la donne. Local devient global, le "village planétaire" (Mc Luhan) prend forme. Agir local devient un exemple global, un "agir global" instantanément connu de tous. C'est pourquoi il me semble que les fils d'informations en direct sont essentiels. Aujourd'hui, celle de l'association d'un petit village provençal, Néoules.

PK

NEF - 300px - actualités news info jardins botanique cultu Le filinfo de l'association NEOULES EN FLEURS

« Penser global, agir local » est la formule choisie par René DUBOS lors du premier sommet sur l’environnement en 1972. Une formule qui résume bien l’esprit du développement durable. Cet esprit prend corps concrètement dans ce que l'on appelle "L'agenda 21" (ou Action 21 ou "plate-forme 21), le  plan d’actions pour le XXIe siècle adopté par 173 chefs d’Etat lors du sommet de la Terre de Rio en 1992.

L'agenda 21 est plan d’actions dans la Stratégie Nationale de Développement Durable. Il préconise la mise en place de pôles de compétences régionaux pour populariser les concepts et pratiques du développement durable sur le terrain, au niveau des collectivités territoriales.

 

 

 

La liste des principes de Rio

Principe 1
Les êtres humains sont au centre des préoccupations relatives au développement durable. Ils ont droit à une vie saine et productive en harmonie avec la nature.

Principe 2
Conformément à la Charte des Nations Unies et aux principes du droit international, les Etats ont le droit souverain d’exploiter leurs propres ressources selon leur politique d’environnement et de développement, et ils ont le devoir de faire en sorte que les activités exercées dans les limites de leur juridiction ou sous leur contrôle ne causent pas de dommages à l’environnement dans d’autres Etats ou dans des zones ne relevant d’aucune juridiction nationale.

Principe 3
Le droit au développement doit être réalisé de façon à satisfaire équitablement les besoins relatifs au développement et à l’environnement des générations présentes et futures.

Principe 4
Pour parvenir à un développement durable, la protection de l’environnement doit faire partie intégrante du processus de développement et ne peut être considérée isolement.

Principe 5
Tous les Etats et tous les peuples doivent coopérer à la tâche essentielle de l’élimination de la pauvreté, qui constitue une condition indispensable du développement durable, afin de réduire les différences de niveaux de vie et de mieux répondre aux besoins de la majorité des peuples du monde.

Principe 6
La situation et les besoins particuliers des pays en développement, en particulier des pays les moins avancés et des pays les plus vulnérables sur le plan de l’environnement, doivent se voir accorder une priorité spéciale. Les actions internationales entreprises en matière d’environnement et de développement devraient également prendre en considération les intérêts et les besoins de tous les pays.

Principe 7
Les Etats doivent coopérer dans un esprit de partenariat mondial en vue de conserver, de protéger et de rétablir la santé et l’intégrité de l’écosystème terrestre. Étant donné la diversité des rôles joués dans la dégradation de l’environnement mondial, les Etats ont des responsabilités communes mais différenciées. Les pays développés admettent la responsabilité qui leur incombe dans l’effort international en faveur du développement durable, compte tenu des pressions que leurs sociétés exercent sur l’environnement mondial et des techniques et des ressources financières dont ils disposent.

Principe 8
Afin de parvenir à un développement durable et à une meilleure qualité de vie pour tous les peuples, les Etats devraient réduire et éliminer les modes de production et de consommation non-viables et promouvoir des politiques démographiques appropriées.

Principe 9
Les Etats devraient coopérer ou intensifier le renforcement des capacités endogènes en matière de développement durable en améliorant la compréhension scientifique par des échanges de connaissances scientifiques et techniques et en facilitant la mise au point, l’adaptation, la diffusion et le transfert de techniques, y compris de techniques nouvelles et novatrices.

Principe 10
La meilleure façon de traiter les questions d’environnement est d’assurer la participation de tous les citoyens concernés, au niveau qui convient. Au niveau national, chaque individu doit avoir dûment accès aux informations relatives à l’environnement que détiennent les autorités publiques, y compris aux informations relatives aux substances et activités dangereuses dans leurs collectivités, et avoir la possibilité de participer aux processus de prise de décision. Les Etats doivent faciliter et encourager la sensibilisation et la participation du public en mettant les informations à la disposition de celui-ci. Un accès effectif à des actions judiciaires et administratives, notamment des réparations et des recours, doit être assuré.

Principe 11
Les Etats doivent promulguer des mesures législatives efficaces en matière d’environnement. Les normes écologiques et les objectifs et priorités pour la gestion de l’environnement devraient être adaptés à la situation en matière d’environnement et de développement à laquelle ils s’appliquent. Les normes appliquées par certains pays peuvent ne pas convenir à d’autres pays, en particulier à des pays en développement, et leur imposer un coût économique et social injustifié.

Principe 12
Les Etats devraient coopérer pour promouvoir un système économique international ouvert et favorable, propre à engendrer une croissance économique et un développement durable dans tous les pays, qui permettrait de mieux lutter contre les problèmes de dégradation de l’environnement. Les mesures de politique commerciale motivées par des considérations relatives à l’environnement ne devraient pas constituer un moyen de discrimination arbitraire ou injustifiable, ni une restriction déguisée aux échanges internationaux. Toute action unilatérale visant à résoudre les grands problèmes écologiques au-delà de la juridiction du pays importateur devrait être évitée. Les mesures de lutte contre les problèmes écologiques transfrontières ou mondiaux devraient, autant que possible, être fondées sur un consensus international.

Principe 13
Les Etats doivent élaborer une législation nationale concernant la responsabilité de la pollution et d’autres dommages à l’environnement et l’indemnisation de leurs victimes. Ils doivent aussi coopérer diligemment et plus résolument pour développer davantage le droit international concernant la responsabilité et l’indemnisation en cas d’effets néfastes de dommages causés à l’environnement dans des zones situées au-delà des limites de leur juridiction par des activités menées dans les limites de leur juridiction ou sous leur contrôle.

Principe 14
Les Etats devraient concerter efficacement leurs efforts pour décourager ou prévenir les déplacements et les transferts dans d’autres Etats de toutes activités et substances qui provoquent une grave détérioration de l’environnement ou dont on a constaté qu’elles étaient nocives pour la santé de l’homme.

Principe 15
Pour protéger l’environnement, des mesures de précaution doivent être largement appliquées par les Etats selon leurs capacités. En cas de risque de dommages graves ou irréversibles, l’absence de certitude scientifique absolue ne doit pas servir de prétexte pour remettre a plus tard l’adoption de mesures effectives visant à prévenir la dégradation de l’environnement.

Principe 16
Les autorités nationales devraient s’efforcer de promouvoir l’internalisation des coûts de protection de l’environnement et l’utilisation d’instruments économiques, en vertu du principe selon lequel c’est le pollueur qui doit, en principe, assumer le coût de la pollution, dans le souci de l’intérêt public et sans fausser le jeu du commerce international et de l’investissement.

Principe 17
Une étude d’impact sur l’environnement, en tant qu’instrument national, doit être entreprise dans le cas des activités envisagées qui risquent d’avoir des effets nocifs importants sur l’environnement et dépendent de la décision d’une autorité nationale compétente.

Principe 18
Les Etats doivent notifier immédiatement aux autres Etats toute catastrophe naturelle ou toute autre situation d’urgence qui risque d’avoir des effets néfastes soudains sur l’environnement de ces derniers. La communauté internationale doit faire tout son possible pour aider les Etats sinistrés.

Principe 19
Les Etats doivent prévenir suffisamment à l’avance les Etats susceptibles d’être affectés et leur communiquer toutes informations pertinentes sur les activités qui peuvent avoir des effets transfrontières sérieusement nocifs sur l’environnement et mener des consultations avec ces Etats rapidement et de bonne foi.

Principe 20
Les femmes ont un rôle vital dans la gestion de l’environnement et le développement. Leur pleine participation est donc essentielle à la réalisation d’un développement durable.

Principe 21
Il faut mobiliser la créativité, les idéaux et le courage des jeunes du monde entier afin de forger un partenariat mondial, de manière à assurer un développement durable et à garantir à chacun un avenir meilleur.

Principe 22
Les populations et communautés autochtones et les autres collectivités locales ont un rôle vital à jouer dans la gestion de l’environnement et le développement du fait de leurs connaissances du milieu et de leurs pratiques traditionnelles. Les Etats devraient reconnaître leur identité, leur culture et leurs intérêts, leur accorder tout l’appui nécessaire et leur permettre de participer efficacement à la réalisation d’un développement durable.

Principe 23
L’environnement et les ressources naturelles des peuples soumis à oppression, domination et occupation doivent être protégés.

Principe 24
La guerre exerce une action intrinsèquement destructrice sur le développement durable. Les Etats doivent donc respecter le droit international relatif à la protection de l’environnement en temps de conflit armé et participer à son développement, selon que de besoin.

Principe 25
La paix, le développement et la protection de l’environnement sont interdépendants et indissociables.

Principe 26
Les Etats doivent résoudre pacifiquement tous leurs différends en matière d’environnement, en employant des moyens appropriés conformément a la Charte des Nations Unies.

Principe 27
Les Etats et les peuples doivent coopérer de bonne foi et dans un esprit de solidarité à l’application des principes consacrés dans la présente Déclaration et au développement du droit international dans le domaine du développement durable.

Extraits de Wikipédia :
Section I. Dimensions sociales et économiques[modifier]
Section II. Conservation et gestion des ressources aux fins de développement[modifier]
  • Chapitre 9 [7]: Protection de l'atmosphère,
  • Chapitre 10 [8]: Conception intégrée de la planification et de la gestion des terres,
  • Chapitre 11 [9]: Lutte contre le déboisement,
  • Chapitre 12 [10]: Gestion des écosystèmes fragiles : lutte contre la désertification et la sécheresse,
  • Chapitre 13 [11]: Gestion des écosystèmes fragiles : mise en valeur durable des montagnes,
  • Chapitre 14 [12]: Promotion d'un développement agricole et rural durable,
  • Chapitre 15 [13]: Préservation de la diversité biologique,
  • Chapitre 16 [14]: Gestion écologiquement rationnelle des biotechniques,
  • Chapitre 17 [15]: Protection des océans et de toutes les mers – y compris les mers fermées et semi-fermées – et des zones côtières, et protection, utilisation rationnelle et mise en valeur de leurs ressources biologiques
  • Chapitre 18 [16]: Protection des ressources en eau douce et de leur qualité : application d'approches intégrées de la mise en valeur, de la gestion et de l'utilisation des ressources en eau,
  • Chapitre 19 [17]: Gestion écologiquement rationnelle des substances chimiques toxiques - y compris la prévention du trafic international illicite des produits toxiques et dangereux,
  • Chapitre 20 [18]: Gestion écologiquement rationnelle des déchets dangereux - y compris la prévention du trafic international illicite de déchets dangereux,
  • Chapitre 21 [19]: Gestion écologiquement rationnelle des déchets solides et questions relatives aux eaux usées,
  • Chapitre 22 [20]: Gestion sûre et écologiquement rationnelle des déchets radioactifs.
Section III. Renforcement du rôle des principaux groupes[modifier]
  • Chapitre 23 [21]: Préambule,
  • Chapitre 24 [22]: Action mondiale en faveur de la participation des femmes à un développement durable et équitable,
  • Chapitre 25 [23]: Rôle des enfants et des jeunes dans la promotion d'un développement durable,
  • Chapitre 26 [24]: Reconnaissance et renforcement du rôle des populations autochtones et de leurs communautés,
  • Chapitre 27 [25]: Renforcement du rôle des organisations non gouvernementales : partenaires pour un développement durable,
  • Chapitre 28 [26]: Initiatives des collectivités locales à l'appui d'Action 21,
  • Chapitre 29 [27]: Renforcement du rôle des travailleurs et de leurs syndicats,
  • Chapitre 30 [28]: Renforcement du rôle du commerce et de l'industrie,
  • Chapitre 31 [29]: Communauté scientifique et technique,
  • Chapitre 32 [30]: Renforcement du rôle des agriculteurs.
Section IV. Moyens d'exécution[modifier]
  • Chapitre 33 [31]: Ressources et mécanismes financiers,
  • Chapitre 34 [32]: Transfert de techniques écologiquement rationnelles, coopération et création de capacités,
  • Chapitre 35 [33]: La science au service d'un développement durable,
  • Chapitre 36 [34]: Promotion de l'éducation, de la sensibilisation du public et de la formation,
  • Chapitre 37 [35]: Mécanismes nationaux et coopération internationale pour le renforcement des capacités dans les pays en développement,
  • Chapitre 38 [36]: Arrangements institutionnels internationaux,
  • Chapitre 39 [37]: Instruments et mécanismes juridiques internationaux,
  • Chapitre 40 [38]: L'information pour la prise de décisions.
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