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Gilets jaunes - JOUR 55 : veille d'un acte IX, où la "casse" est l'écran de fumée qui masque les revendications.

12 Janvier 2019 , Rédigé par Paul KEIRN Publié dans #INDIGNÉ(E)S!, #Macron

Gilets jaunes - JOUR 55 : veille d'un acte IX, où la "casse" est l'écran de fumée qui masque les revendications.

Réponses répressives sans réponses politiques
Les propos guerriers que vient de tenir le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, laissent bouche bée (18H30 environ). Que les casseurs qui se glisseront demain parmi les gilets jaunes, soient tétanisés par l’intervention des forces de l’ordre : « en état de sidération » dit-il a de quoi faire réfléchir. A faire peur, tout d’abord. On a l’impression que les fusils et les balles en caoutchouc sont au rendez-vous. Et en conséquence de nombreux blessés graves ; et des morts peut-être. Une dramatisation qui tente de masquer le vrai problème : les revendications non satisfaites.

Où sont les réponses politiques ?
Moi, ce qui me sidère le plus c’est l’absence de réponses politiques à cette insurrection citoyenne qui dure, qui dure. L’absence de prise en considération légitime des demandes populaires depuis près de deux mois est navrante de rigidité. Elles portent toujours sur un pouvoir d’achat durable.
C’est-à-dire des mesures qui sortent définitivement de l’ornière des millions de français qui sont dans la précarité ou en voie de précarisation. En vrai : dans la faim, dans le froid ou à tout le moins dans des restrictions qui n’ont pas lieu d’être dans un pays où les bénéfices des grandes entreprises se sont encore accrus cette année. C’est inacceptable. Intolérable.
Un vrai pouvoir d’achat, c’est ce que l’on se tue à répéter. Pas besoin de grands débats pour ça. Mais on n’oublie pas non plus les demandes de « plus de démocratie » et de « moins de privilèges » qui ont vu le jour. En toute logique.

Et à cela, Macron fait la sourde oreille : il fait semblant de ne voir que, la casse. En fin de journée il était chez les apprentis pâtissiers. Renouvelant sa vision des choses, disant en substance « il y a des français qui veulent des choses mais qui ne font pas l’effort du travail ». Lunaire ! Quand je pense à tous ceux qui travaillent et dorment dans leur voiture. Les travailleurs pauvres. Honte à toi Macron.
On voit que sa seule réponse est sécuritaire et que les mesures dites d’urgences, les fameux 10 milliards, « sont derrière nous ». Et qu’on n’y revienne pas ! « On a fait un effort massif »  répètent à l’encan les perroquets macroniens.

Macron va devoir faire payer les riches
Macron a pour posture de dire, sans le dire lui même, que toutes les mesures ont été prises une fois pour toute. Ça y est ! Les problèmes de pouvoir d’achat ont été résolus ! On n’y revient pas.
Et pourtant, il va devoir céder beaucoup plus !
Ses mesure dites d’urgence étaient destinées à la majorité silencieuse. Pour dire « voyez on leur a donné et ils en veulent encore plus ». Mais tout le monde a vu les miettes là où prétend montrer le superloto. Ça ne marche pas Macron.

Nous ne lâcherons rien !
Nous voulons toujours le retour de l’ISF, c’est symbolique du fait d’atteindre les riches. Et même maintenant comme symbole du recul de Macron. La macronite est là et bien là.
Nous voulons évidemment que les retraites de nos aînés soient ré-indexées sur l’inflation, sinon c’est les ruiner d’année en année. Inévitable !
Nous voulons que les produits de première nécessité bénéficient d’une TVA très réduite ou nulle. Une justice sociale basique.
Nous voulons que les élus ne disposent pas de privilèges d’un autre âge. La « fin des privilèges » a toujours été dans les révolutions.

Il faut aller chercher l'argent de l'exploitation là où il est
Le budget de l’état c’est comme un gâteau : il faut augmenter la taille du gâteau et non pas se battre sur le partage d’un gâteau trop petit, pour lequel les plus riches n’ont jamais donné de farine ! 

C’est l’augmentation de la TTF, la taxe sur les transactions boursières (110 milliards/an pour 1 € par transaction). La taxe sur le kérosène, des tranches d’imposition plus importantes sur les plus riches, etc. La taille du gâteau-budget augmente : la taille des parts aussi et tout le monde vit enfin au lieu de survivre.
Et le RIC comme contrôle des promesses électorales, comme reprise en main de notre quotidien, comme retour du peuple dans ce qui devient alors une démocratie. Au moins un peu.

Quant à la pollution, pas de raison de culpabiliser : il faut savoir que la France représente 0,1 % de la pollution mondiale (contre 25 % et 24 % pour la Chine et les USA). Et dans ces 0,1 %, la pollution des ménages représente 22 %. C’est dire que les grands pollueurs ne sont pas les citoyens, ce sont les multinationales sans foi ni loi, les industries qui payent leurs impôts dans les paradis bananiers. Les pollueurs, les vrais, doivent être les payeurs, à l’échelle mondiale.

Tenez bon les Gilets jaunes, nous sommes sur le bon chemin de la révolution citoyenne. 
 

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