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Natures Paul Keirn NATURES, SCIENCE & TRADITIONS, CONSOMMATION & SANTÉ

Gilets jaunes - JOUR 41 : Benall'acte II, répression, courants et fraternité

27 Décembre 2018 , Rédigé par Paul KEIRN Publié dans #INDIGNÉ(E)S!, #Macron

Gilets jaunes - JOUR 41 : Benall'acte II, répression, courants et fraternité

Benall'acte II

L’actualité impose ses méandres et le Benall’acte II s’invite dans la danse. Les révélations de Médiapart (comme toujours en deux temps. De vrais pro !) sur la présence de Benalla au Tchad quelques semaines avant la visite de Macron était au menu d’hier. Histoire de pousser au mensonge quelques sbires macroniens en mal de zèle ou Benalla lui-même. Bingo !

Les révélations d’aujourd’hui font encore plus mal au pouvoir (vacillant) toujours en place.

Un passeport diplomatique a été délivré le 24 mai 2018 au sieur Benalla. Soit trois semaines après sa mise à pied de quinze jours pour les violences du 1er-Mai !
Et pourquoi donc? On se le demande, d'autant plus que rien ne colle :

► Quand on accompagne le président de la république, on n’a pas besoin de passeport diplomatique. Pourquoi donc en a-t-il un ?
► Quand on a un passeport diplomatique, on représente la France. Ainsi, le Benalla viré représenterait-il encore la France ? Surprenant…

► Benalla dit « faire des affaires personnelles », or on ne peut pas faire d’affaires personnelles avec un passeport diplomatique (puisqu’on représente la France et non ses propres deniers)

Alors...
Soit Benalla fait des affaires personnelles avec un passeport diplomatique, ce qui est strictement interdit et doit être arrêté.
Soit il dispose d’un passeport diplomatique pour représenter la France et dès lors on peut se demander lesquelles et surtout de quel levier extraordinaire dispose-t-il pour imposer sa loi à l’Élysée ?
Benalla avait pourtant indiqué, à la commission d’enquête sénatoriale qui l’avait convoqué, qu’il « n’était plus en possession de son passeport diplomatique ». Et voici qu’il réapparaît tout à coup !

Aurait-il menti ? Etait-il dans le coffre qui a mystérieusement disparu de son domicile la nuit précédant la perquisition dudit domicile. Hmm ça sent juste le pourri !

Comment Benalla tient-il Macron par les, la barbichette ? Telle est la question !

Médiapart va sans doute laisser la macronie et Benalla s’enferrer quelques jours dans des déclarations douteuses, voire mensongères. Juste avant de lâcher une troisième vague de révélations ! Pourquoi pas le 1er janvier 2019, histoire de souhaiter la bonne année au défunt Macron et de relancer la macronite généralisée.

La fraternité vécue

Mais il y a plus intéressant : le mouvement des gilets jaunes ! Les courants qui se font jour, les télés d’infos en continu qui, comme dit Priscilla, s’époumonent à exprimer leur désir de voir le mouvement s’étouffer !

Et puis, il y a cette formidable fraternité des ronds points. On parle de solidarité, c’est vrai, mais j’ai envie de parler de Fraternité. Sur les ronds points, la fraternisation, la découverte de l’autre, un inconnu, une inconnue vivant deux portes plus loin, des liens, des liaisons, des mariages déjà prévus. Un désir d’être ensemble, encore et encore. A noël, au jour de l’an. C’est avoir découvert les mêmes misères autrefois tues, les mêmes problèmes, le même ras le bol, la même colère contre le mal-vivre.

Les courants

Les courants parmi les gilets jaunes étaient évidents. La pression faites sur le mouvement pour qu’il devienne un interlocuteur « organisé », représenté met en lumière les clivages qui traversent le mouvement. Mais précisons : quelle que soit la couleur politique, le ras le bol fiscal reste un dénominateur commun du mouvement. Il en va de même du sentiment de ne pas avoir prise sur sa propre vie. Et que les nantis sont privilégiés. Et que les pauvres sont écrasés davantage. Etc.

Alors, c’est sûr, personnellement, je ne peux pas soutenir un Christophe Chalençon, qui invite à destituer Macron pour le remplacer par... un régime militaire ! Où allons nous ?

Certains appellent au vote (et donc à l’inscription avant le 31 décembre) ; d’autres, plus anarchisants ou complètement hors de l’histoire se disent apolitiques. Peut-être existera-t-il un style de vie « Gilets jaunes », comme d’autres prônent l’autarcie ou le survivalisme. Pourquoi pas, je ne juge pas. D’autres encore se rangent sous la bannière qui était la leur : le PC, la CGT, le PS, la FI, le RN.

Si la ras le bol n’a pas de couleur politique, l’entrée dans le jeu démocratique, quelle que soit sa forme, en a forcément une.

La répression s'accentue

En attendant, presqu’avec discrétion les arrestations se poursuivent pour tenter de décapiter le mouvement : Gilles TERRIER a été arrêté ce matin pour avoir appelé à une manifestation interdite.

Tous les autres leaders sont sur la sellette. Une erreur de plus dans la mesure où le soutien de l’opinion publique est inchangé, intangible, fort. Et bien sûr, les libérez les gilets jaunes, si ce n’est comme en 68 « Libérez nos camarades » sont en train d’orner les futures banderoles.

Et pendant ce temps, Benalla n'est pas inquiété !

Et pendant ce temps, le 21 décembre 2018, les services de la place Beauvau ont lancé un appel d’offre visant à acquérir 450 exemplaires de « lanceur multi-coups » (LMC), c'est-à-dire un lance grenade à barillet ! Un six-coups.

C’est la mise minimum

Toujours et toujours nous martelons tous le même préalable à tout grand débat national : le retour de l’ISF, la réindexation des pensions et retraites sur le taux d’inflation et la TICPE flottante pour prévenir les aléas du prix du baril. C’est la mise minimum pour s’assurer que nous ne vivons pas un jeu de dupe. Tout le monde est d’accord sur ce principe.

Un recul, pas à pas

Bien sûr, il y a tout lieu de penser que Macron va tenter de faire du « Grand débat » un second tour des préliminaires de la loi travail. Où même des syndicats aguerris se sont pris les pieds dans le tapis en croyant un seul instant, mais un de trop, que leur exposé aurait une influence. Macron a récemment recadré les quelques ministres qui pensaient qu’il pourrait lâcher sur l’ISF : « on ne détricotera pas ce que l’on a fait depuis dix-huit mois »

C’est encore aujourd’hui la position de Macron : ne pas changer de cap, continuer de faire semblant qu’il doit accomplir le programme pour lequel il croit avoir été élu. Alors que personne n’a lu son maudit programme. Macron reculera, mais il ne reculera que contraint et forcé : telle est l’idée qui doit aujourd’hui habiter les gilets jaunes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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