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Natures Paul Keirn NATURES, SCIENCE & TRADITIONS, CONSOMMATION & SANTÉ

Gilets jaunes Jour 2 - L'arnaque de la hausse du pouvoir d'achat

18 Novembre 2018 , Rédigé par Paul KEIRN Publié dans #INDIGNÉ(E)S!, #Macron

On a entendu : on ne change rien !

On a entendu : on ne change rien !

Dimanche 18 novembre 2018

A longueur de journée sur les plateaux des chaînes d’actualités en direct, les « experts » de la république en marche (droit dans le mur) le disent et le répètent : « les français n’ont pas compris », «ils ne voient que les taxes, alors que leur pouvoir d’achat augmente ». Ce qui permet de d'exploiter une posture honteuse que l'on peut résumer sous la forme : "on vous a entendu, on ne change rien" !

Ce sont donc 285 000 idiots qui se sont rassemblés sur 2200 rond-points de France, soutenus par 77 % de la population, d’une population qui elle-même n’a rien compris.

Peut-on imaginer que des dizaines de millions de personnes se trompent sur leur pouvoir d’achat réel ? Evidemment non ! Ils ont raison. Remarquez bien : les gilets jaunes étaient en majorité des personnes qui travaillent et « en même temps » qui ne s’en sortent plus, sont exsangues.

Car, les aides-rustines vont toujours « aux plus démunis », pas aux classes moyennes en voie d’appauvrissement.

La goutte d’essence qui a fait déborder le vase du ras le bol fiscal n’est que la partie émergée de l’iceberg. Rien que pour l’automobile, outre la surtaxe macron et la limitation à 80 Kmh, on a vu :


augmenter le prix des stationnements,

exploser le prix des amendes

augmenter le malus écologique

supprimer le bonus écologique

exploser les normes du contrôle technique

augmenter le prix des assurances

augmenter l’abonnement vélos urbains

projet d’interdiction d’accès au grand Paris pour les diesel anciens

projet de péage pour less centres villes

Et il est prévu :

une augmentation du péage des autoroutes en février 2019

une augmentation de 6,5 cts d’Euros par litre sur le diesel, en 2019

une augmentation de 2,89 cts d’Euros par litre sur l’essence, en 2019

Si tout cela profitait à la « transition énergétique ». Mais ce n’est pas le cas : seulement 19,1 % des taxes carburants vont à la transition énergétique comme l’indique le budget 2019. Un vrai scandale :

http://www.assemblee-nationale.fr/15/pdf/rapports/r1302-tI.pdf

Et puis, comme l’estiment 64 % des français, le pouvoir d’achat (immédiat) vient avant la bonne cause de la transition énergétique (futur).

J’ai cherché à savoir comment les « experts » de la République en marche osaient affirmer une hausse du pouvoir d’achat.

Les pages du services Facil’éco, géré par le très étatique www.economie.gouv.fr vous explique tout ça et ce que l’on découvre faire...Rire ou pleurer ou les deux à la fois.

Voici le texte « Mieux comprendre les chiffres du pouvoir d’achat », que vous pouvez lire vous-même à l’adresse https://www.economie.gouv.fr/facileco/mieux-comprendre-chiffres-pouvoir-achat

J’ai mis en gras quelques phrases hallucinantes !

« La perception du pouvoir d'achat par les consommateurs

Parce que les indices de prix sont calculés à qualité constante. Or pour beaucoup de produits que nous achetons, les prix ne baissent pas d’une année sur l’autre mais ils sont de meilleure qualité ou rendent plus de services. Il en est ainsi par exemple des téléphones mobiles, de la télé ou des voitures. Pour prendre en compte cet effet qualité, les statisticiens font comme si le prix baissait à qualité constante. Ceci a pour effet de minorer l’indice des prix d’environ 0,5 % ;

Un effet psychologique : on ressent toujours plus fortement les prix qui montent que ceux qui baissent surtout s’il s’agit de prix de biens que l’on achète fréquemment comme les produits alimentaires ou qui sont particulièrement sensibles comme le prix de l’essence, de l’électricité, du gaz ou des loyers ;

Certaines dépenses n’entrent pas dans l’indice et pourtant elles peuvent peser sur le pouvoir d’achat. C’est le cas des intérêts et des remboursements d’emprunts. D’un côté les taux d’intérêt de nombreux types d’emprunts sont bas depuis plusieurs années et remontent peu, mais l’endettement des Français et, en moyenne, le poids des charges financières dans le revenu, augmentent. Le pouvoir d’achat du revenu disponible, une fois ces charges payées, est plus bas. Mais avant d’influer négativement sur le pouvoir d’achat, ces mêmes emprunts ont permis de l’augmenter, notamment en permettant d’acheter des biens de consommation durables ou un logement ;

L’indice des prix à la consommation reflète un panier de biens et services représentatif de la structure moyenne de consommation de l’ensemble des ménages. Mais celle-ci varie sensiblement d’un ménage à l’autre, en fonction de la composition des niveaux de revenu. Par exemple les loyers ne pèsent que 6 % dans le panier de l’Insee. On comptabilise les seuls loyers des locataires qui représentent moins de la moitié des ménages et on ne compte rien pour les propriétaires. Or, la part du loyer pour les locataires représente plutôt de 15 à 20 % de leur revenu ;

Une part croissante des dépenses est contrainte en raison d’engagements contractuels (logement, énergie, services de téléphonie, assurances, services financiers, charges de remboursement d’emprunts...) ;

Le passage à l’euro a fait perdre des références simples sur les prix et sur l’échelle des prix des différents produits et services, et ces repères prennent du temps à se reconstituer."

Les limites des moyennes statistiques

L’évolution de la situation familiale : la naissance d’un enfant, la séparation, le départ des enfants de la maison modifient brutalement le revenu par tête, à la baisse ou à la hausse ;

La très grande variabilité, d’une année à l’autre, du revenu pour un nombre important de personnes. Selon le CERC, environ 35 % des salariés voient leur salaire individuel baisser principalement en raison de la variation de leur durée de travail ou du chômage. Mais aussi en raison d’un départ en retraite, la plupart de ces nouveaux retraités connaissant une baisse de revenu. »

Whaou ! Le calcul du pouvoir d’achat (hors inflation, hors santé, hors éducation) ne prend pas en compte les remboursements d’emprunts et leurs intérêts ! Fabuleux ! Et les loyers sont estimés à 6 % des revenus ! Invraisemblable ! Faites le calcul : votre loyer divisé par vos revenus, le résultat multiplié par 100. Ce loin d’être 6 % de vos revenus non ?

En effet, on comprend mieux "les chiffres du pouvoir d'achat" !

Quant au 1000 articles du "panier de la ménagère" (IPC - Indice des prix à la consommation) et la manière dont ils sont estimés, qui entrent dans le calcul du pouvoir d'achat, vous pouvez toujours chercher : ils sont secrets pour 90% d'entre eux. Belle transparence !

Voici plus de détails sur la baisse du pouvoir d'achat : l' "effet qualité" calcule qu'un ordinateur vaut...50€

 

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