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Natures Paul Keirn NATURES, SCIENCE & TRADITIONS, CONSOMMATION & SANTÉ

Pensions de réversion à la baisse : la limite à ne pas franchir

24 Juin 2018 , Rédigé par Paul Keirn Publié dans #Indignés !, #INDIGNé(e)S, #INDIGNÉ(E)S!, #SOCIOLOGIE, #Economie sociale et solidaire

Pensions de réversion à la baisse : la limite à ne pas franchir

Il y a des limites à l’indécence que le président Macron ne semble pas bien mesurer. Toucher aux pensions de réversion, qui concernent 3,8 millions de français et surtout de françaises fait partie de ces limites à ne pas franchir.
 

Ce sont 87 % de femmes qui touchent ces réversions et 1 million d’entre elles n’ont pas d’autre retraite. Juste la pension de réversion de leur défunt mari. Ce maigre subside s’élève (si l’on peut dire) à 642 € par mois, en moyenne pour les femmes ! (et 304 € pour les 13 % d’hommes concernés).
 

Je les vois vivre ces femmes, en milieu rural dans les villages, avec leur maigre réversion, trop dignes pour courir les Resto du coeur, le Secours catholique ou d’autres ONG-tampons de la misère légale. Tapies dans leur maison à longueur d’année, elles consomment si peu que certaines, notamment avant une opération chirurgicale, doivent être remises sur pied pour mettre un terme à un état de dénutrition. En France, en 2018 !
 

Je les vois sur le Cour Lafayette à Toulon, à la fin du marché, bourrant rapidement leur sac à provision de fanes de poireaux, de carottes un peu pourries, de tomates écrasées. Vite ! Avant que ne passent les camions benne et les Karcher. Elles partent furtivement la tête basse, honteuses. La soupe à ce prix là a un goût amer. Les larmes me viennent aux yeux en revoyant ces scènes. Tristesse, colère et haine.
 

Et c’est à cela que l’on oserait toucher ? Que l’on oserait réduire ? Chien de Macron !
 

Appauvrir ces femmes, qui déjà pataugent bien au-delà du seuil de la misère ? Alors qu’elles ont trimé toute leur vie, sans statut, sinon celui de « femmes à la maison » (ça ne donne pas de points de retraite) ! Effectuant ce travail obscur et répétitif, ce travail « fantôme » comme on dit , qui est pourtant le socle des familles les plus laborieuses. Reconstituant le soir venu la force de travail d’un mari fatigué; d’un mari qui s’épuise à la tâche et meurt prématurément.
 

Mais un travail sans valeur aux yeux de l’État, tout comme celui des associations. Pas d’existence dans le PIB, le produit intérieur brut ! Comme si elles n’avaient créé aucune richesse, aucune valeur chiffrable. Alors qu’elles ont été le pilier de la famille. La famille ! Par ailleurs tant adulée dans les vocalises bourgeoises de bon ton.
 

Les hyènes : les Buzyn, Delevoye, Macron, ces charognards flairent le pactole global et commencent à montrer les crocs : il faudrait « harmoniser » les réversions…, les « remettre à plat »..., faire une « retraite par points ». Et le point, Macron se chargerait de le faire monter, de le bloquer ou descendre à sa guise. On a compris : sans révolte d’ampleur les pensions de réversion baisseront. Comme toutes les autres retraites. Le moment d'entrer en Résistance est venu.
 

Macron comme les hyènes ne respecte ni les vivants ni les morts.
J’espère que le peuple saura lui faire ravaler sans pitié son sourire puant d’inhumanité.

Paul KEIRN

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