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Natures Paul Keirn NATURES, SCIENCE & TRADITIONS, CONSOMMATION & SANTÉ

Macron - Vers le grand burn out social

26 Mai 2018 , Rédigé par Paul Keirn Publié dans #Indignés !, #INDIGNé(e)S, #INDIGNÉ(E)S!

Macron - Vers le grand burn out social

Ce qui est sûr, c’est que Macron, ce petit comptable napoléonien, Robin des Rois, à la botte des banques et nantis, qui tente de modeler la France à marche forcée vers une sorte d’immense entreprise rentable, une "startup-nation", omettant juste de ses calculs la dimension humaine, ne pourra pas longtemps continuer ainsi, avant que le peuple n’éclate les dents de son arrogance par une grève générale, un burn-out social d’envergure.  Il manque juste la date.

Armé d’une équipe de pantins gouvernementaux, uniquement faites de technocrates à son image, pilotés par une sorte de navrant havrais chargé d’opiner du bonnet (comme les chiens en plastique sur la lunette arrière des voitures, précisément choisi pour ne pas faire d’ombre au monarque) Macron n’est arrivé à ce poste que par les chaos des hasards de l’histoire politique.

C’est un fait.  Il est bien le seul à y voir , comme il dit « une sorte de providence »! Pauvre simplet jamais élu : seuls 24,01 % des votants se sont exprimés en sa faveur au premier tour de l’élection présidentielle ! 
Un sur quatre ! Quelle légitimité. Tous les autres se sont auto-éliminés (Fillon, Hollande) ou ont été rejetés (Le Pen, Hamon). Tout comme dans les courses d’obstacles à Auteuil : les favoris se sont mélangés les pattes, se sont ramassés et finalement c’est le le tocard, le cheval à 500 contre 1, qui est passé ! Voilà la vraie nature de la providence dont il prétend être l’élu.

Alors Macron se dit « mandaté par les français  pour faire des réformes ». Oui, oui, il l’avait dit. Personne n’écoutait, évidemment. Des réformes oui, bien sûr, mais pas n’importe lesquelles ! C’est pourtant ce à quoi on assiste. 
Toutes ses actions, telle la doctrine Mac Namara à l’époque de la Guerre du Vietnam (qui calculait le coût total des bombes pour chaque communiste vietnamien tué), est une grande « rationalisation des choix budgétaires », vers la privatisation de ce qui peut l'être, et ce au mépris de l’humain et pour rester dans les clous bruxellois de l’UE. 

Et les classes moyennes, partout en Europe, en crèvent. Et les pauvres restent pauvres. Et les riches (ceux qui font circuler l’argent hein, pas ceux qui thésaurisent dans la pierre évidemment) et les startupers (jeunes entrepreneurs qui essuient les plâtres avant de se faire racheter quand ils réussissent) sont chargés de tirer le chariot. Avec comme carotte de pouvoir se bourrer les poches au passage. Les miettes du « ruissellement » retombant sur les « riens », suffisant bien à calmer la piétaille des pauvres et des classes moyennes. Voilà la trajectoire honteuse des réformes choisies. Mais "J'assume" dit-il. Les français, non.

Alors, pour que cela marche, faut pas d’entraves, pas de boulets. Ah tous ces boulets ! Les vieux, les retraités que l’on refait cotiser, les malades, les ehpadiens, les mourants, les chômeurs, les baveux, les rien qui restent en gare, les députés trop nombreux qui bavassent à la Chambre alors qu’on peut gouverner par ordonnances, les fonctionnaires qui rêvent de CDI comme à l’immortalité…
Tout cela ralentit la marche forcée de la Grande Armée de cette Campagne de Russie vers la grande privatisation tant espérée. Des réformes oui donc, mais pas celles de Macron. 

Il en va de même avec l’Europe : l’Europe oui, mais pas n’importe quelle Europe : pas celles des 15000 lobbyistes qui campent à Bruxelles avec leur mallette à bakchich, représentant les multinationales, les trusts agroalimentaires, les banques et les fonds de pension californiens. Les puissances de l’argent roi.

Tous là pour influer sur les votes des représentants européens : « Allez encore quelques années de glyphosate, allez on recule encore, c’est les paysans qui le disent (enfin ceux qui n’ont encore de cancer de la gorge). Allez venez les députés, on va vous expliquer tout cela dans un séminaire aux Bahamas (mais oui, votre famille peut venir) ». 
Ils sont venus, ils sont tous là, ce sont les chiens de garde du libéralisme outrancier, évidemment dénués de toute morale. L'humain et la planète peuvent crever : seul le profit à court terme a du sens à leur yeux.

On ne veut pas de cette Europe qui détruit les niveaux de vie des peuples et les poussent dans les bras des extrémistes, des populistes : comme l’Angleterre brexitée, comme l’Autriche Fn-isée, la dictature hongroise, la Pologne réactionnaire et maintenant l’Italie où l’invraisemblable sort du chapeau, mettant au pouvoir une coalition du parti « 5 étoiles » de Beppe Grillo, sorte de Coluche italien, avec la Ligue du Nord, extrême droite, qui veut se débarrasser du sud de l’Italie, là où vivent à leurs yeux les chômeurs quasi génétiques. Derrière ce mariage de la carpe et du lapin, tout prêt à dépenser 100 milliards d’Euros dont il n’ont pas le premier centime, il y a un message : les européens ne veulent plus souffrir du capitalisme mondial, de la dictature de l’argent. 

Ne plus souffrir d’un niveau de vie qui baisse, des taxes, des taxes, des taxes, qui n’en finissent plus de marquer, comme des bleus, la vie quotidienne. Plus souffrir d’urgences hospitalières où l’on meure d’attendre, de maisons de retraite aux pratiques vétérinaires, d’agriculteurs qui travaillent à perte avant de se pendre. Ne plus souffrir de la peur de vivre dans des ghettos hors droit où le trafic de drogue sert de calmant aux jeunes « seulement français sur le papier », parmi lesquels certains lorgnent vers la pureté utopique d’un islam médiéval. Avec maintenant des grandes surfaces et des tabacs qui instituent le prêt au-delà du 20 du mois, quand les comptes bancaires sont déjà dans le rouge. Et que l’on doit encore manger et consommer du tabac, la drogue légale surtaxée de l’état-dealer.

Cette Campagne de Russie du faux-élu providentiel Macron est d’ores et déjà un désastre annoncé.

Paul KEIRN
Journaliste
 

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