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Natures Paul Keirn NATURES, SCIENCE & TRADITIONS, CONSOMMATION & SANTÉ

Intolérance-pipeau au gluten : vérifiez si vous êtes vraiment allergique au gluten ! Les vrais cas sont rares...

20 Août 2015 , Rédigé par Paul Keirn

Intolérance-pipeau au gluten : vérifiez si vous êtes vraiment allergique au gluten ! Les vrais cas sont rares...

Comment savoir si l'on est allergique au gluten ? Le gluten créé-t-il une intolérance ?

La vraie intolérance au gluten est une maladie auto-immune rare appelée "maladie coeliaque", liée à la fois à la transmission de deux gènes bien spécifiques ET de conditions environnementales, notamment un fort stress. Cette maladie détruit les villosités intestinales (qui absorbe les nutriments digérés) et provoque de ce fait, notamment, un état de malnutrition grave. Les recherches considèrent aujourd'hui qu'il y a environ 400 000 personnes concernées en France, soit 0,59% de la population !...1 personne sur 200 ! Bien moins que la masse de celles et ceux qui s'affirment allergiques au gluten. C'est dire que la plupart s'auto diagnostique une croyance infondée et pourtant vérifiable ! Mais qui veut vraiment vérifier ? (voir en fin d'article)

Autant dire que l'intolérance au gluten récupère tous les symptômes de l'angoisse, du stress et de ses nombreuses somatisations, tout comme dans les années 80 nombre de personnes, largement relayé par la presse féminine, parlaient de la "tétanie" ou de la "spasmophilie". Un bon créneau commercial pour cette allergie rare dont on s'auto-étiquette puisque les linéaires des GSV (grandes surfaces de vente) proposent du "sans gluten".

Je pense* cependant qu'il existe effectivement un problème de santé non identifié et croissant
Sans doute résultant de la masse des allergies dues à la pollution, aux composés organiques volatils, à l'eau du robinet, aux peintures. La conjonction de toutes ces molécules chimiques créé un état d'irritation du corps sur lequel se greffent les stress, angoisses, malboufffe et effets
de crise, mettant la population dans un état réceptif à toutes les intolérances. (* en tant que psycho-sociologue spécialisé santé et consommation).

Et l'on sait ô combien la zone digestive est particulièrement sensible à toutes ces irritations.
La principale intolérance étant finalement d'être prisonnier d'un mode de vie auquel les gens deviennent "allergiques" au sens propre comme au figuré. C'est une approche que l'on pourrait qualifier de socio-analytique. Les phénomènes individuels de masse existent et sont exploités et renforcés par les phénomènes de mode qu'exploitent médias et laboratoires. En Grande-Bretagne, 20% de la population pense être allergique au gluten. RIdicule ! Une autre approche des régimes minceur avec argument médical à l'appui et caution des stars hollywoodiennes en manque de spots, grassement payées pour vanter les remèdes minceur miracles.

Il est donc bien évident que les 1/200 ou 1/300 personnes vraiment intolérantes au gluten ne représentent pas l'épidémie d'allergies auto-déclaratives à laquelle on assiste et qui sert de bouc émissaire, de médicalisation de l'angoisse personnelle et collective. Sans oublier que "faire l'intéressant(e)" n'est pas réservé au domaine de l'enfance ! On sait que "lier l'angoisse" à un fait objectif, notamment somatique, permet de le maîtriser et de rassurer en trouvant une cause générique dont on n'est pas responsable. Pratique. La poursuite d'un régime sans gluten ne peut dans ce cas qu'être un merveilleux placebo, limitant de surcroît les irritations réelles du tube digestif et ses conséquences. Renforçant la croyance en une véritable allergie. On nage en pleine psycho-socio-somatique !
Il existe pourtant une technique médicale pour savoir si l'on est vraiment atteint d'intolérance au gluten. A vous de vérifier...si vous osez prendre le risque psychologique de perdre cette distinction médico-sociale !

"Diagnostic
Le diagnostic est souvent difficile et long à établir (12 ans en moyenne au Canada), en raison de la grande variété de symptômes et du fait qu’ils ne soient pas du tout propres à cette maladie. Le médecin doit d’abord éliminer la possibilité qu’il s’agisse d’un problème digestif plus fréquent (par exemple, un syndrome de l’intestin irritable, une intolérance alimentaire ou une maladie inflammatoire de l’intestin).

Le diagnostic plus spécifique se fait généralement en 3 étapes.

1 - La première est un test sanguin qui permet de détecter le taux de certains anticorps (anti-endomysium ou anti-transglutaminase tissulaire). Leur présence en quantité élevée indique que le corps réagit de manière anormale au gluten. Ce test permet de connaître les personnes les plus susceptibles d’avoir la maladie, en particulier dans les familles à risque.

2 - On procède ensuite à un prélèvement de tissus (biopsie) dans l’intestin grêle. Un mince tube flexible (un endoscope) est inséré par la bouche jusqu’à l’intestin grêle. En cas d’intolérance au gluten, les villosités de l’intestin ne sont plus visibles, puisqu’elles ont été détruites totalement ou en partie par le système immunitaire.

3 - L’effet de la diète sans gluten confirme ou infirme le diagnostic."

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